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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 18:15
[Volcan Mombacho : 22 Décembre 2009]

Après seulement un mois et demi de travail, voici déjà nos premières vacances. Eh oui, au Nicaragua, Noël est une date importante et tout s'arrête pour la naissance du petit.
Nous profitons donc de ces deux semaines pour faire un petit périple dans le pays. D'abord on va aller sur le volcan Mombacho puis quelques jours sur l'île d'Ometepe au milieu du lac Nicaragua et enfin terminer par quelques jours à l'océan.

Mardi matin, nous prenons le bus qui va nous amener de la ville de Granada au volcan Mombacho. C'est bien sûr un de ces bus scolaires américains réformés et qui viennent finir leur vie sur les routes cabossées du Nicaragua.
Sur la photo on voit d'ailleurs le volcan derrière le bus.
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Une fois sur place, on trouve le gîte où nous allons dormir ce soir : le Nicaragua Libre est un gîte rural tenu par une coopérative de paysans. Il s'agit d'une initiative visant à donner aux paysans une source de revenu en leur confiant la gestion d'un gîte. On peut parler d'éco-tourisme équitable et les gens de la communauté en sont touchants car on sent bien que l'hotellerie n'est pas leur spécialité, mais qu'ils font le maximum pour nous satisfaire.
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D'ailleurs à peine avaient-ils appris que nous serions là pour diner, que René, un de nos hôtes, a attrapé deux poules qui seront sacrifiées ce soir pour satisfaire nos appétits d'occidentaux. Il a accroché négligemment notre repas au dossier d'une chaise, le temps de discuter un peu avec nous.
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Bon, direction le volcan. Nouveau moyen de transport : le touk-touk qu'ici ils appellent moto-taxi.
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Il nous amène pour un dollar jusqu'à l'entrée de la réserve naturelle. Là, on apprend que la seule camionnette qui aurait pu nous amener en haut est déjà partie. Soit on revient demain soit on monte à pied. C'est loin ? C'est à 5,5 km.
Ah, ça va. On va y aller à pied. Notre erreur, c'est  qu'on a juste oublié de demander le dénivelé qu'on allait se cogner : 1100 mètres !! En plus il s'agit d'une route pavée toute droite qui grimpe de manière continue sans jamais un morceau de plat où souffler. Une moyenne de 20% de pente, je peux  vous dire que je suis bien heureux d'avoir arrêté de fumer, sinon, peut-être qu'à l'heure qu'il est mon cadavre serait sur les bords d'un fossé quelque part sur le versant du volcan Mombacho !
Malheureusement, prendre en photo une route pentue ne donne rien, mais on vous met quand même une image.
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La photo de droite c'est moi, au milieu de l'ascension, déjà crevé.

En montant nous voyons le lieu suivant :
P1110255Allez, Jeu Quizz du jour : de quoi s'agit-il ?

Enfin nous arrivons en haut. Epuisés mais heureux d'être arrivés.
Après un pique-nique, nous prenons les services d'un guide afin de faire le tour du premier cratère.
Le Mombacho est constitué de deux petits cratères et d'un très gros cratère qui a éclaté en 1570 et qui depuis ressemble à un grand cirque ouvert sur la vallée.
Nous avons la surprise de découvrir que les bords du cratère sont recouvert d'une forêt très dense. Il s'agit de ce qu'ils appellent une 'Cloud Forest'. En haut du volcan un phènomène climatique fait que ce créent en permance des nuages qui humidifient ses versants et permettent à une forêt luxuriante de se développer. Il y a énormément de plantes épiphites, c'est à dire qui poussent sur les arbres et tirent leur nutriment de l'air sans avoir de racines au sol.
Sur  la photo ci-dessous on voit un arbre qui supporte pas moins de 35 espèces de plantes épiphites sur ses branches.
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On trouve également des orchidées, bien plus grandes que celles que nous avions eu le privilège d'observer  en Andalousie avec notre cousin Pepe.
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Nous arrivons enfin au bord du cratère principal, de la fumée s'en échappe qui montre qu'il n'est pas tout à fait endormi.
Le point de vue est somptueux.
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Nous redescendons et profitons de la camionnette. Sur le chemin nous voyons les ouvriers qui cueillent le café qui attendent qu'on mesure leur récolte du jour et qu'on la leur paye. Ils touchent 25 Cordobas par lata. Une lata est un bidon d'environ 5 gallons, c'est à dire une vingtaine de litres. Un bon cueilleur peut faire 10 à 12 latas par jour et gagner ainsi 10 dollars.
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Le lendemain, René nous amène faire le tour des champs de la communauté. Il nous montre leurs cultures et beaucoup de plantes que nous ne connaissons pas.

Regarde, Michelle, ici les Oreilles d'Elephant ils appellent ça Kekisque et ils la cultivent pour en manger son tubercule. Incroyable non ?
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Ici, Cécile et René devant des haricots récoltés et en train de sécher au milieu du champ.










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Et là l'outil avec lequel ils labourent leurs champs. Eh oui, ici pas de tracteurs, mais une charrue et des boeufs.









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Elles sont bizarres d'ailleurs leurs vaches, elles ont de grandes oreilles.









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Bon, Cécile s'essaye à goûter tout type de fruits que nous ne connaissons pas en Europe. Ici, Vincent et Xavier reconnaitront le Noni, fruit que nous avions vu à Tahiti et dont le goût infect en fait un médicament universel (Angèle et Jacques doivent encore se rappeler de la fiole que je leur avais ramenée).












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Dans la communauté aussi on fait pousser du café. Ici un voisin en train de récolter.














Après ce petit tour du propriétaire nous prenons nos affaires et partons pour  la ville de Rivas où un ferry nous attend pour nous amener sur l'île d'Ometepe.



Par Denis
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